Challenge Niederbronn --> Mon résumé

Publié le par Alain

Résumé de ma course (dimanche 25/05/2008) :

A 5h00 du matin je suis réveillé par la pluie qui tombe drue. Et mince me dis-je... ça va être la galère toute la journée. A 7h00 départ de la maison et là grand ciel bleu. En se rapprochant de Niederbronn on voyait les nuages encore accrochés au relief.

Arrivée à Mouterhouse à 8h15 le ciel était presque entièrement dégagé. En fait mon soucis était de savoir si je devais changer mes roues avant le départ. Finalement on prend le pari du sec donc pas de changement. Je prépare mes affaires. La natation se déroulera dans un étang habituellement réservé aux pêcheurs. 1 km de long et 40 à 50 mètres de large. J'y étais déjà passé pendant mes sorties vélo de reconnaissance et là ça a drolement changé. 2 Montgolfières sont posées sur la berge en face, des ballons de couleurs flottent à la surface de l'eau pour délimiter le couloir aller et retour, des banderolles, des drapeaux, de la sono, pas mal de monde... ambiance grande compétition internationale.

A 9h00 grand bleu dans le ciel et il commence à faire chaud avec la combi.

DEPART : Objectif N°1 prendre un bon départ natation pour ne pas me retrouver coincer, éviter de prendre des coups et perdre du temps. Je vais donc sur la zone de départ un peu en avance. Ok je suis un des premiers dans le couloir qui mène à la mise à l'eau. Comme je suis devant je peux me mouiller les lunettes et la nuque sur le ponton avant de nous jeter à l'eau. Le départ se fera immergé, on nage 30 mètres jusqu'à la ligne de départ. Bien positionné, Ok. On fait un peu de surplace jusqu'au top du starter ce qui permet de nous réchauffer un peu dans cette eau froide du lac de Mouterhouse (15°C). Les pros et les filles sont partis à 9h30, nous (vague n°2, bonnets blancs) partirons 5 minutes après.

NATATION : 9h35, GO c'est parti. Les fauves sont lâchés. Je fais l'effort pour me dégager de la masse et rester avec les meilleurs. L'eau est froide et j'ai l'impression de manquer d'oxygène... normal je turbine. Après qques centaines de mètres l'eau est moins froide et ça va mieux. Les bonnets blancs ne sont pas nombreux devant, j'en ai qques uns sur le coté droit que je dépasse avant le demi tour au fond de l'étang sauf un. Comme il est costaud je me dis que vais le suivre un petit moment, il me servira de guide. L'eau est très trouble et on y voit pas à 50cm. Les bulles seront utiles pour trouver le chemin. J'aurai repris des filles déjà sur le trajet aller mais là c'est sur le retour qu'on reprend le gros du paquet. Finalement je resterai dans ses pieds jusqu'au bout. On a retrouvé la nappe d'eau froide en cours de route... c'était flagrant, mais pas insurmontable.

T1: Des bénévoles nous aident à sortir de l'eau, je cours vers la tente, mes parents sont là avec mes enfants qui tendent une pancarte...merci. D'autres cris d'encouragements me parviennent sans pouvoir les identifier, sauf un avec une grosse voie, c'est San'Marco mais je ne le vois pas. Devant la tente de changement je récupère mon sac et me change. A peine le sac ouvert, mon collègue Olivier G. arrive tout fier... wouah il a bien nagé comme d'hab. Mais pas le temps de discuter, ma combi enlevée je referme le sac et c'est parti. Je lance le sac dans le camion et je cours vers mon vélo. Tout les vélos sont encore là, preuve qu'on a bien nagé. Casque, lunettes, une dernière gorgée du bidon que j'abandonne sur place et je pousse le vélo vers la sortie. Je croise encore une fois Olivier qui a fait une belle transition aussi.

VELO : Chaussures déjà en place, j'ai eu un peu de mal à y mettre mes pieds moites. Bon je connais le parcours et sais ce qui nous attend. On longe d'abord l'étang, on y voit encore les nageurs des vagues suivantes (3 et 4), puis ça monte en direction de Lemberg. Dans l'ascension un spectateur me dit que je suis 28è, oh arrête ton cinéma avec tous les pros devant c'est impossible ! Je monte la côte assez facilement, personne ne me dépasse. Arrivé en haut entre Lemberg et Goetzenbruck, éparpillés, j'en vois qques uns devant mais il n'y a pas foule. Encore un bon coup de cul dans Goetzenbruck avant de basculer dans la descente qui nous ramène à Mouterhouse. Dans la descente je suis prudent car la route très sinueuse est encore mouillée. Je me fais dépasser par 2-3 gars un peu foufou qui roule comme sur le sec. Au bas de la descente je reviens sur un gars du Fast Yannick B (YB)... ouh je crois que c'est un bon ça, me dis-je ! Arrivé à Mouterhouse, un bus revient sur moi, je négocie bien le virage et continue sur ma lancée. Tout doucement le bus me dépasse. Là quand je vois que derrière les mecs sont accrochés comme en cordée, je gueule "No drafting les gars". Je reconnais Jean-Marc S (JMS)... encore un costaud. Et franchement l'attitude de ces gars m'a surpris. ils se croyaient en GP, en course d'équipe. Pas de complexe, drafting à tout va. Perso je n'aime pas ça, car ce n'est pas juste, donc je roulais dans le vent. 1er passage à Neunhoffen, je m'attendais à voir mes amis (Sam, Gaby et mon filleul Brice) et je vois un grand drap blanc de 2x2m avec l'inscription "Audrey - Alain"... ça c'est terriblement motivant, je me retourne pour voir si je vois qqu'un mais peronne, je ne m'arrête bien sur pas pour sonner, et 200m plus loin je vois Gaby qui marche sur le trottoir : "Salut Gaby", au carrefour suivant il y  des signaleurs que je ne reconnais pas mais à peine passé j'entends "allez Alain"... c'était Brice et Sam en poste pour la course... merci encore. Je reprends Arnaud Fabian vers le km 45. Lui aussi est surpris de voir le monde derrière moi. Arnaud a essayé de relancer jusqu'à Reichshoffen puis s'est résigné. A Gundershoffen, JMS pose une mine et je réagi de suite. Le jeu de l'Asptt est alors d'essayer de casser le groupe, les 2-3 (avec SB) se regardent, s'attendent. Moi je roule...devant, au courage. Après le carrefour de Philipsbourg une moto arrive sur moi et me dit "T'as fait un trou de 400m mais c'est pas la peine de rouler tout seul, c'est des cyclistes derrière". Je lui réponds que ça je l'avais remarqué et que je n'ai pas vu un seul arbitre de toute la course. Je me retourne et effectivement il y avait un trou pas de 400m mais d'une bonne centaine. Vers le km 70 je double Belinda Granger et lui lance un petit mot d'encouragement, ah pour un triathlète amateur comme moi ça fait drôle de rattraper une légende du tri. Un peu plus tard, avant de rentrer dans Neunhoffen (2ème passage devant mes amis et toujours la liesse), ça y est les cyclistes sont revenus. Je remets une couche jusqu'à Jaegerthal et le virage vers la dernière montée finale de Niederbronn, là d'un coup j'ai 20 gars qui me passent de tout les cotés (d'où ils viennent tout cela). Oh purée je ne vais quand même pas rester planté là alors qu'il ne reste que 5 km. Je reviens dans la course et me porte de nouveaux aux avant-postes. J'attaque la descente au taquet et la finis en dérapage de la roue avant dans le virage à gauche... ouf, un petit coup de chaud ! Après tant d'énergie donnée sur le vélo je ne voulais pas laisser les suceurs de roues arriver avant moi... un point d'honneur !

T2 : Je mets pied à terre et un bénévole me prend le vélo. Je cours vers les sacs et là surprise, la disposition a changée (alors qu'au briefing de la veille on nous avait préciser que ce serait identique sur les 2 sites), je mets donc un peu de temps à retrouver mon sac, file sous la tente, enfile les chaussures, range mon casque et GO.

CAP : je commence avec à priori des jambes en pas trop mauvais état. Mon frère Arnaud est là et ça me fait vraiment plaisir (d'ailleurs voir la photo de l'article précédent). Après qques centaines de mètres JMS me dépasse et m'encourage (c'est mérité). Il est suivi par 2-3 gars, dont SB, qui me reprennent avant l'escalier. Je passe en 4 minutes au 1er km. En haut de l'escalier les jambes sont moins souples, Angela est là et m'encourage. Je réduit un peu mon allure. D'autres me reprennent dont YB. Un collègue, Marc Lauer, est présent pour nous encourager... c'est sympa. Après un petit km ça va mieux au niveau des jambes. J'attaque la montée de Celtic avec qques mètres de retard sur les gars qui m'ont dépassé mais rien de grave. En haut de la bosse, j'observe qu'YB s'arrête un peu pour macher, il repart mais je suis déjà là, le passe et ne le verrai plus. Mon but est de monter régulièrement sans mettre d'acoups. Je me fais passer de temps en temps par un missile mais rien de dramatique. Je bois à tous les ravitos et m'asperge abondamment, d'ailleurs j'ai les pieds qui font sploutch, sploutch dans les chaussures. Arrive la paserelle. L'organisation a du mettre en place un passage surélevé pour permettre aux coureurs de traverser la route départementale sur laquelle circulent encore les triahlètes en vélo. Cette passerelle avait la forme d'un "U" renversé, il fallait un bon élan pour grimper dessus et faire des pas de souris pour en descendre. Heureusement qu'il a fait beau et sec car elle était recouverte de moquette. Ensuite un long chemin dans la forêt où je rattrape SB qui marche (km 7). On arrive au km 9 et la grosse descente. Là attention à ne pas s'emballer car ça peu cramper vite fait... donc foulée retenue. Nous voilà déjà à la fin du 1er tour. Là j'ai de nouveau plein de supporters familliaux en folie qui se font entendre : Arnaud, Sandrine, Camille, Séverine et son copain, Antoinette et Jean-Pierre. Allez encore un petit tour, ça va le faire.

La suite bientôt en ligne !... vivez la bataille entre les 2 pros féminines

Mes perfs comparées aux pros et aux 1ers Alsaciens.

    Natation T1 Vélo T2 Vélo Final    
Scratch Nom Pos Temps Pos Temps Cum Pos Temps Cum Pos Temps Cum Pos Temps Temps Diff 1er Commentaires
1 CHABAUD François 5 00:22:16 3 00:01:33 3 1 02:09:18 1 1 00:00:50 1 2 01:17:49 03:51:47  - 1er Pro Homme
                                   
26 SCHOEN Jean-Marc 36 00:25:26 197 00:03:21 48 31 02:22:46 33 103 00:01:24 34 35 01:31:31 04:24:30 00:32:43 Champion d'Alsace Sénior
46 MEISTER Mathieu 45 00:25:51 302 00:03:44 67 42 02:23:37 41 132 00:01:27 42 90 01:37:16 04:31:58 00:40:11 Vice Champion d'Alsace Sénior
47 SIEGEL Alain 33 00:25:22 31 00:02:10 29 44 02:23:49 24 180 00:01:34 30 106 01:39:03 04:32:00 00:40:13 3è Championnat d'Alsace Sénior
                                   
56 GRANGER Belinda 20 0:24:37 30 00:02:10 19 148 02:31:11 76 94 00:01:23 72 72 01:35:42 04:35:05 00:43:17 1ère Pro Féminine
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A
Merci Marc et Olivier,le pire c'est à l'arrivée, deux gars discutent et quand ils me voient arriver (au stand bière :-) ), l'un d'eux reconnait mon dossard et me dit "Ah c'est toi le gars qui roulait si fort en vélo... bravo !"... fallait quand même oser !
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C
félicitation pour ta course, je confirme le "Pack" et la "draft attitude" que j'ai pu apercevoir à hauteur de Reischoffen. C'est vraiment nul ce qu'ils font mais le pire c'est que c'est toujours les MEMEs personnes......... cela va se confirmer à Obernai......
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M
je suis comme toi, un peu dégoûté par la "draft attitude" de certains. Ces gens là seront de surcroît contents de leur perf parcequ'ils peuvent s'arranger avec leur conscience. Le fait de ne pas totalement mériter leur classement ne leur pose aucun problème...Parmi ceux que tu as cité, il y en a un qui est cadre bancaire dans la vraie vie (celle où on bosse pour gagner de l'argent). Jamais je ne pourrai confier mon blé à un type qui a une conscience et certainement une honnêteté à géométrie variable.Mes amis et ceux que je respecte sont forcément des gens droits sinon il y a incompatibilité; Je ne suis peut-être qu'un vieux con bourré de principes désuets mais quand je vois ma gueule le matin dans la glace, je ne vois rien qui me déplaise (à part les rides)...   
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A
Salut mon Marco,Ah ça a du être beau à voir de là où tu étais perché. J'ai vu de belles choses aussi inside the race et j'espère revivre des courses comme celle-là. Déjà à Embrun j'ai eu le plaisir de rattraper puis dépasser des grosses pointures (Alex Louison, Audrey Cléau) à vélo... ah certains diront "ce sont des femmes"... oui, mais pas n'importe lesquelles !!!A+, mon Marco.
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M
Yes, le gros gueulard à la transition 1, c'était bien moi. Ne participant pas à la course, il fallait bien que je me fasse remarquer!Et pis quel plaisir de voir les copains, surtout quand ils claquent une perf.On peut passer un très bon dimanche en regardant les autres en chier!A tchao
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