Heidelberg 2008 --> ma course

J'ai crevé encore une fois! La chcoumoune m'a poursuivi à Heidelberg. Décidément les courses de l'autre coté du Rhin ne me réussissent pas cette année.
J'ai super bien nagé et sors 19è de l'eau.
Je fais à peine 500 mètres, le temps d'enfiler mes pieds dans les chaussures et PFFF PFFF PFFF PFFF la roue avant est crevée. Mince alors. J'avais tout pour faire une belle course et voilà que la malchance s'abat encore une fois sur moi. J'avais une bombe de réparation, donc cool raoul je me mets de coté et procède à l'envoi du liquide magique dans le boyau... mais celui-ci sort aussi tôt par le trou béant, formant un nuage de mousse gluant. Et zut flutte et reflutte "c'est foutu" me dis-je. Je passe donc derrière la barrière et attend le passage de mes collègues pour les encourager. Dés que ma femme est passée je pousse le vélo en direction du parc pour récupérer mes affaires. En cours de route je me rappelle que dans le coffre de la voiture j'ai une paire de roues... tant pis pour le classement mais ça serait quand même domage de ne pas faire ce circuit en guise d'entrainement, surtout qu'il est plein de bosses bien raides, et puis si déjà je suis là. Je demande donc au responsable du parc d'aller me chercher la clé de ma voiture dans mon sac. Il me répond qu'il le fera mais seulement quand le dernier concurrent sera sorti de l'eau. Et il y en a qui nagent vraiment comme des enclumes car vu le temps que j'essaie de réparer, puis revenir jusqu'ici, et je dois encore attendre de longues minutes... c'est fou. Enfin il va enfin me chercher tout mon sac et GO je cours vélo en main vers ma voiture garée qques centaines de mètres plus loin. La roue est vite changée et je repars sur le circuit.
A peine sur la route devant le parc à vélo, je dépasse un gars qui a du mettre une plombe pour se changer en cycliste. Les gens voient mon allure et m'encouragent (ils devaient se dire "quel mauvais nageur mais apparemment il sait rouler en vélo"). J'envoi du gros pour essayer de rattraper un max de monde. Ce parcours me convient vraiment bien, avec des pentes abruptes et longues, c'est très sélectif. Au moment où je prend la 1ère boucle, les 3 premiers arrivent comme des balles lancées depuis la descente qui achève leur 1er tour. J'essai de faire le forcing pour les rejoindre, mais ils sont restés à 20mètres au plus près. Ensuite ils sont partis doucement. Lors du 1er tour j'ai l'occasion de revenir sur qques collègues tout étonnés de me voir (ils pensaient que j'étais dans mon 2ème tour). Je monte le maximum sur la plaque à la dure. J'ai des bonnes jambes, je me fais plaisir. Les gens que je dépasse paressent être sur place, scotchés à la route qui s'élève. D'abord Isa, puis Christine, Audrey, Christian, Maxime, Richard, Marc, Vincent. Les descentes sont un vrai régal, la route est sèche, j'ai atteint les 90km/h... mais attention aux freinages, qques uns se sont loupés et ont tiré tout droit dans le mur ou les glissières.
A la fin du vélo il reste encore Eric devant moi. Comme c'est un bon cycliste je me dis que normalement c'est joué. Mais je ne baisse pas les bras et pars rapidement en cap. Pas trop vite non plus car je connais le parcours et ça grimpe bien dés le 1er km. Je pensais le croiser vers le km2 ou 3 ce qui aurait fait 4 ou 6 km de retard, mais finalement c'est un peu avant le demi-tour que je le rencontre. Il y a alors 20 secondes d'écart. J'entame ma descente sur les chapeaux de roues. La jonction est faite au km N°6. Ensuite je déroule bien pour finir une bonne cap.
| Class_scr | Tps total | Nom | Tps nage | Cl_nage | Tps vélo | Cl_vélo | Tps cumulé | Cl_cumulé | Tps cap | Cl_cap |
| 186 | 02:47:21 | SIEGEL Alain | 22:42 | 19 | 01:41:18 | 358 | 02:04:01 | 255 | 00:43:19 | 42 |
Explication sur le boyau:
en fait c'est celui que j'avais monté à Roth lors de ma crevaison. Hier en le démontant pour le remplacer je me suis aperçu que la bande de protection en tissu qui recouvre l'intérieur du boyau est restée collée sur l'autre moitié. En tirant pour le déplier, la bande ne s'est pas ouverte. Ce qui fait qu'il n'y avait pas de col sous le boyau, c'était sec. Heureusement qu'il a plu et que j'ai fait des virages en mode anti-glissade, car je pense qu'autrement il y avait un risque que le boyau déchausse. Là pour heidelberg, avec la pression max le fond du boyau n'étant pas protéger, il s'est déchiré (une belle entaille).
Conclusion :
j'ai bien fait de repartir, bon travail en côtes vélo et cap.
Grand Bravo à Christine et Isa qui terminent sur le podium. Ca devient une habitude. La classe les filles.