ROTH 24/06/2007 le résumé

Publié le par Alain

 
 
   
 
Quelle Challenge Roth
 
Alain SIEGEL
 
Startnummer: 2073  
Nationalität: FRA  
Verein: SG WANTZENAU TRIATHLON  
Altersklasse: M30  
Gesamtplatz: 468  
Platz (AK): 114  
    classement par épreuve
SWIM: 00:58:14 132
1. Wechsel: 00:03:09  
BIKE: 05:09:36 261
2. Wechsel: 00:03:23  
RUN: 04:14:53 987
TOTAL: 10:29:19  

4825

 

Réveil 3h30 pour petit déj léger, puis recouché une demi heure. Départ 5h00 pour arrivée sur place vers 5h30. Petite marche jusqu'au site N°1 avec combi et autres affaires de natation. L'arrivée au parc vélo est impressionnante, avec tous ces vélos bâchés en jaune... ~3000 vélos !!!!

Préparation : Je commence par retirer la bâche de mon vélo et préparer celui-ci (bidons, pression boyaux, casque, dossard, etc...). Il faut ensuite ramener le sac rouge (vêtement de vélo sur l'aire de transition). J'ai le temps de flaner un peu car mon départ n'est qu'à 7h25. Mais d'abord pause pipi et + si ça marche. Isa est déjà partie (6h20) avec les pros. On discute un peu avec les uns et le autres et d'un coup il faut quitter l'aire de transition car les 1ers nageurs se rapprochent. Bon là il faut que je pense à enfiler ma combi.

Natation : Mes camarades partent à 7h15, on se souhaite bonne chance. La couleur du bonnet de bain permet de se caler dans la file d'attente pour le départ. Moi j'ai la couleur bleu foncé. Une fois la vague précédente partie, la grille s'ouvre pour nous laisser avancer jusqu'au prochain top pour enfin descendre l'escalier et nager jusqu'à la corde de départ. Là petit surplace et lorsque la corde se soulève c'est parti mon kiki à pile 7h25. Je me suis mis devant bien sur, et je pars tout de suite assez vite pour ne pas me retrouver enfermé dans le paquet. Bon je pense que le paquet de 7h25 n'avait de toute façon pas des gros nageurs. Aucun coup, aucune gêne... ça change par rapport à Obernai. Je me retrouve seul devant et je trace au milieu de ma ligne cap sur le 1er pont. Je rattrape assez rapidement la vague précédente (bonnet rouge -5min), puis au niveau du pont la vague d'avant bonnet rose -10min. Demi tour et ça repart pour 2000m en sens inverse. Je récupère la vague jaune, puis des bonnets blanc, des vert et qques bleu. Bref j'en ai doublé du monde, avec parfois quelques difficultés pour dépasser quand les paquets étaient compactes mais ça a été. J'ai gardé un bon rythme du début à la fin, sans trop taper dedans, sans jamais être essouflé. Arrivés au 2è pont, on continu un peu et re-demi tour, là il doit rester 400m. L'arrivée vient assez vite. Des gaillards nous soulèvent et nous tirent hors de l'eau. Et voilà, la première épreuve est déjà terminée. Je sais que j'ai bien nagé mais je ne connais pas encore mon temps.

T1 : il faut récupérer le sac avec les vêtements de vélo et se changer sous la tente. J'enlève ma combi et une bénévole m'aide à ranger mes affaires dans le sac. Je quitte la tente et m'arrête direct au 1er ravito pour boire un verre d'eau et manger un bout de banane. Je cours jusqu'à mon vélo. Je m'équipe et GO. Audrey est là, derrière la barrière, pour m'encourager.

Vélo : Et c'est parti. Je vais enfin affronter ce circuit que tout le monde m'a décrit comme hyper roulant. On quitte le parc à vélo et on passe une 1ère fois sur le pont N°2, là je vois Stéphane Z et sa copine Alex qui ont le déplacement pour nous encourager. Le pont est noir de monde, tout le monde s'agite, tout le monde fait du bruit... c'est impressionnant. Ensuite les villages défilent et surprise dans l'un d'eux, dans un virage je vois mon père et mon frère qui sont là, eux aussi ont fait le déplacement sans même me prévenir et ça fait super plaisir. J'emmène souvent mon 50x12 sur les portions plattes. Sur mon compteur je ne vois que la distance parcourue et le temps écoulé, je n'ai pas mis la vitesse, pour rouler vraiment au feeling. Je passe au km30 en 0h50'. La première difficulté se situe à Greding avec une montée assez raide et assez longue, où je passe tout de suite sur le petit plateau. Il y a du monde et donc de l'ambiance. Vers le km60 surprise je rattrape Bertrand (il a nagé comme une bête). Bertrand me demande si je suis "à fond"... je lui répond bien sur que non je suis en mode éco (on doit être à 38-40km/h à ce moment là)!! Je passe au km60 en 1h41'. On rejoint Isabelle au km70 (là aussi je suis surpris de ne là rejoindre que maintenant, Isa a très bien roulé, et il y a plein de filles derrière elle). Bertrand est dans ma roue dans la montée du Solarberg. Là voilà cette montée mythique, on me l'a si souvent décrite comme euphorisante, étouffante, boulversante. Et c'est vrai que le public est chaud,e t plus on monte et plus c'est resseré. Il n'y a de la place que pour un vélo. Dans les oreilles on se prend des coup de sifflet, des crecelles, des cris, sur le dos on se prend des tapes amicales... bref l'ambiance est à son max et chacun est ovationné comme le leader d'une étape de montagne dans le tour. Par contre pas moyen de dépasser, on monte à la file indienne, donc je mets le petit plateau pour mouliner un peu. Bertrand reste dans les environs jusqu'au km80 (il vient encore me demander si j'ai mangé du lion ce matin), puis il a du mettre une dent de plus pour gérer la suite. Sur le 2ème tour on sent le vent qui s'est renforcé. Sur ma montre à 3h00 de course j'en suis à 107km. J'en aurai repris des cyclistes et à la pelle, mais là tout doucement le flot se fait moins dense, je continue ma remontée mais le niveau devient meilleur. Déjà Greding se profile à l'horizon. Pour ma 2ème montée il y a un peu moins de monde, mais l'animateur met toujours autant le feu "et 1 et 2 et 3 et 4 ... Français ?"... je lève le bras; et oui pratiquement un quart des participants sont des Français et l'animation+les spectateurs nous en remercient chaudement. Ah ça fait plaisir de penser à autre chose et ça passe le temps. Le parcours est valonné, presque jamais plat, mais toujours roulant. Les relances sont rares, il faut juste adapter sa puissance pour ne pas trop taper dedans et à l'inverse ne pas non plus mouliner pour rien. Contre le vent on se fait le plus petit possible. Les ravitos sont bien faits, mes 2 bidons sont vides et je les jette, j'en prends 2 autres neufs (1 avec iso l'autre avec eau). De temps en temps je prends un bout de banane ou  une demi barre de céréale que nous tendent les bénévoles. Arrive à nouveau le village de Solar et la montée de Berg. Ce coup-ci il y a moins de monde mais ça reste chaud... on passe à deux de front. Je me suis mis sur le petit le temps de sortir de la foule, mais surprise ensuite car la plaque ne passait plus. Je n'arrivai plus à pousser la chaine assez loin pour la faire monter. Bon ce n'est pas grave, je m'arrête dés que la pente est plus douce et monte la chaine avec un bout de bois. Un peu après le Solarberg, je passe au km160 en 4h40'. A ça commence à sentir bon l'arrivée. Plus que 20 bornes à tenir. On repasse une 3ème fois sur le pont N°2 et cette fois-ci il n'y a presque plus personne. A 10km de l'arrivée je commence à moins forcer sur les pédales pour réussir ma transition. 5,4,3,2,1 et voilà enfin le parc à vélo N°2.

T2 : Là c'est super, car on vient à fond, on s'éjecte du vélo et on le donne à une bénévole qui s'occupe de le garer. Nous on n'a qu'à récupérer le sac vert (avec les affaires de cap) et nous glisser sous la tente pour vêtir la nouvelle tenue. Je demande à une bénévole et elle me met de la crème sous les bras. Je range mes affaires et GO.

Cap : C'est magique, je peux encore courir. Au bout de 500m, arrêt pipi. On passe d'abord par un coin de forêt puis on débouche sur la piste le long du canal. Juste avant la piste je croise MACCA qui est précédé du vélo "1er coureur". Au loin on peut voir une écluse. Je cours bien, à environ 5min au km. Je tiens la cadence de mes voisins. Le soleil tape fort sur le chemin et il faut chercher l'ombre dés que possible. Je passe au km10 en 0h50'. Il y a un ravito tous les 2km... je bois et mange en marchant à tous les coups. Arrivé à l'écluse, on la contourne et vers le km12 je croise Fred N, on se tape dans la main. On va jusqu'à un village qu'on sillonne en croix et retour en sens inverse. Là au km 14 je croise Gilbert, puis plus loin Fabrice, puis Ludo, Isa, et d'un coup je vois un homme déguisé... c'est bien sur Denis qui n'a pas résisté à se grimer. Cette une surprise car il nous avait affirmé qu'il le ferait sérieusement cette année. Richard n'est pas loin derrière. Mais sur cet aller-retour je n'aurai vu ni Bertrand ni Sylvain !! Auraient-ils abandonné ?? A partir du km15 ma course n'est plus aussi bondissante, d'ailleurs je commence à me faire dépasser. Le chrono confirme ma baisse de forme puisque je passe le semi en 2h00. Je continu ma technique du marché pendant les ravitos, je varie les boissons et les morceaux de fruits. J'ai essayé de zapper un des ravitos au km8 je crois, mais c'est pas la bonne solution car ça fait vraiment long jusqu'au suivant. Avec ce qu'on transpire il faut boire le plus souvent possible et pas que de l'eau car il faut se reminéraliser. Vers le km22 on arrive au début du chemin et là on continu encore le long du canal vers l'autre écluse. Ah ça commence à faire long et le parcours devient monotone. Mais c'est comme ça. Le chemin est maintenant à l'ombre, c'est mieux. Je me fais toujours dépasser régulièrement par quelques uns. Les crampes se font de plus en plus ressentir au niveau des cuisses. Je traine mes pieds de plus en plus. Les Km sont de plus en plus long. Bref tout devient plus plus. Au bout du chemin, avant l'écluse, on tourne à droite devant une zone bien fréquenté, puis on traverse un bois et retour sur le bitume. On monte sur un pont et on va faire un aller retour de qques km. C'est dans cet aller-retour que Bertrand me rejoint enfin... c'est pas trop tot, je le croyais disparu (Bertrand est un habitué des ultra trail et ça me surprenait de ne pas le voir me rattraper plus tôt). On échange qques mots et le voilà parti. Impossible pour moi de lui emboiter le pas. Lui a une foulée bondissante, moi une foulée rasante. Là on est au km30. Je croise aussi Gilbert qui a sacrément rattrapé du retard... je n'ai plus qu'un petit km d'avance. Suivent ensuite les autres Wantzenauviens avec des écarts de qques km entre aux. Ludo, dans le bois, me fait signe qu'il a mal au ventre. De retour sur le chemin le long du canal, Isa est toujours aussi souriante et entousiaste (quel volonté !). Denis tape la discut tranquillement avec ses collègues courreurs et admirateurs de Superman. Je ne sais plus où étaient Richard et Sylvain, qque part dans la file. Voilà je les ai tous croisé, nous nous sommes encouragés et maintenant il est temps que ça se termine car j'ai parfois l'impression d'avoir loupé un panneau km tellement je cours doucement. Je suis à 7'30" au km. Bon c'est vrai qu'au ravito je prends mon temps mais c'est vrai aussi que mes cuisses sont crampées au max. Malgré tout je cours et je double ceux qui marchent. Allez enfin la fin du chemin et on quitte le canal pour rejoindre le parcours du début de marathon. Au 39è il y a mon frère qui est là pour m'encourager. 39 c'est aussi le km où Gilbert me rejoint. Il me dit qu'il a les genoux qui lui font mal et qu'il doit s'arrêter. 1km plus loin le même Gilbert est un miraculé car il me déboite sur la gauche, ni vu ni connu, et il court comme un lapin de garenne. Mais j'ai vu et je connais, donc je reste au contact autant que mes cuisses me le permettent. Un peu après Gilbert prend un peu de champ car je n'arrive à suivre son rythme. Sachant que j'ai 10 minutes d'avance, les jeux sont faits. On rentre enfin dans la ville de Roth et on entend le public dans le stadium. Dans un des derniers virages nos supporters de la Wantz sont tous là et merci encore pour vos applause. Il doit rester 500m et je me refait une petite santé pour arriver en forme dans le final. Mon père est là aussi dans la dernière rue pour partager ce moment particulier où la délivrance est toute proche, où les efforts vont tout d'un coup se transformer en joie. Je passe la grille, je suis le tapis qui nous emmène dans l'arène, le temple du triathlon. Les tribunes sont bondées de monde, les gens sont heureux pour nous, c'est la fête, il y a les cris d'encouragement, les mains qui se dressent devant nous, c'est beau, c'est prennant... Pour finir en beauté devant ce public j'accélère et en double encore 3 sur le tapis et juste après mes cuisses me rappelent à l'ordre par une sévère crampe, mais bon l'arrivée est là, et je lève les bras car c'est gagné. Ich bin ein Rothfinisher.

Bientôt la suite...(ravito finale, petit déj Français, pasta party, briefing, photo avec Macca).

 D+1390m. T°moyenne 27°C. Vitesse maxi 77,4km/h.

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Publié dans Courses

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M
il nous manque encore le résumé et le résultat de la course d'Audrey ! Siegel se conjugue aussi au féminin!
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M
Salut Audrey,<br /> Je viens de lire ton message. J'en parle à Marc et te tient au courant rapidement.<br /> Merci.<br /> A+<br /> Michel
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M
Salut,<br /> Alors Audrey, pas trop dur ce footing ce soir. Au faite, bonne perf sur Roth il me semble qu vous avez avec tes cops term à la 20 ème place. Félicitation à vous.<br /> C'est cool de se taper un tri entre cop's.<br /> A+
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M
Bravo Alain pour cette belle performance, tu étais impresionnant sur le vélo en Espagne, et là, on voit le résultat !!<br /> Bonne récup !!
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M
Pas de prob, on attends la suite !!!<br /> A+<br /> Michel
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