Duathlon de Wintzfelden 11/09/05

Mardi soir j'ai un peu courru puis j'ai nagé et je me suis fait mal au pied droit. Mercredi je boitais, chaque pas me faisait souffrir... et je ne savais pas pourquoi. J'ai consulté un doc, fait des radios et même une echo... verdict : tendinite. Je pensai donc que je ne pourrai pas faire le duathlon de dimanche. Mais le doc m'a prescrit des médocs et le jeudi déjà je courrai de joie dans les bureaux car je ne sentais plus rien.
Donc Dimanche RDV à Wintzfelden. Sur le trajet déjà il pleuvait des cordes, on n'y voyait pas à 30 mètres devant la voiture. Mais là-bas pas pluie...chouette. Sur place je croise Thierry Letrange. Apriori il n'y aura que nous pour le club sur cette course, la dernière de l'année. Je cherche mon dossard, je me change, je vais trottiner un peu. C'est bon je ne sens pas de gêne au pied... est-ce les médocs qui font de l'effet ? Par contre j'ai mal aux hanches, à chaque foulée j'ai mauvaise douleur qui se fait sentir... c'est encore les restes du tri de Heidelberg et du duathlon de Wingersheim où les chocs pris en course à pied dans les pentes m'ont ruiné les hanches. Ca ne me rassure pas. Pourtant je rentre de 15 jours de vacances pendant lesquels je n'ai rien fait à part un peu de nage en mer.
Bref, à 14h30 le départ est donné, pas de chance sous la pluie. D'après le speaker il y a 102 partants sur cette épreuve sprint. Il pleut d'abord un peu sur les 300 premiers mètres, puis c'est le deluge, les petits chemins vallonnés se transforment vite en ruisseau. Je suis parti relativement vite, j'ai doublé les 3 filles. L'eau me dégouline sur le front et me fond décoller les lentilles de correction, je prie pour qu'elle reste sur la cornée... j'ai vu flou un bout de temps et par chance elles sont revenues au centre. Ces mêmes filles me reprennent une après l'autre dans la montée. Pas mal de mecs me dépassent aussi, je ne suis pas assez en forme pour pouvoir tenir leur cadence. Et au 5ékm la descente s'amorce, et les chocs qui vont avec. J'essai de retenir ma foulée pour diminuer les impactes, mais finalement ce n'est pas mieux que se laisser descendre... alors j'ouvre mes jambes et je rattrappe quelques malheureux, pour finir ce 1er tronçon de course juste dernière la 3ème féminine. Il ne pleut plus.
Au moment de changer de chaussures, tout est trempé biensur. Avant de partir je veux mettre mes lunettes, mais je les renlève aussi vite car pleine de buée, ce n'est pas possible. Je les mets dans ma poche arrière et je part. Je vois en sortie du village qu'il y a quelques vélos devant moi pas trop loin. Je les remonte doucement. Il faut faire 4 boucles de 8km. Le parcours est vallonné avec trois bosses. La route est mouillée, il faut faire attention dans les virages à angle droit, attention aussi au marquage sur la route qui peut provoquer des glissades. Les tours passent. Au 3ème tour, je rattrape un petit groupe de 3 vélos. En pasant l'un d'eux m'accroche la roue. Je remarque qu'il persiste et lui dis donc de passer devant, ce qu'il fait. En fait il est cuit et roule à coté de moi quelques mètres. Je réaccélère pour me relancer et là il me recolle encore une fois... là je m'énerve et lui dis les 4 vérités sur sa sportivité. C'est bon il a compris il reste derrière. Juste après dans la bosse avant d'arriver sur Wintzfelden je dépasse la lanterne rouge. Au moment d'entamer mon 4è tour les premiers en finissent avec le vélo. J'en rattrape encore quelques uns dans le 4è tour, non sans avoir dérailler une fois. La fin du vélo arrive.
Je mets pied à terre sur la ligne blanche et je vais déposer mon vélo. Je change mes chausures sur ma serviette toujours aussi trempée. Je tombe le casque et je pars courrir. Après 20 ou 30 mètres mes mollets sont pris de crampes, je force en trottinant. Je ne veux pas m'arrêter. Finalement au bout de 500 mètres je peux de nouveau courrir à peu près normalement. Au 1er km je croise Thierry. On échange un sourire et une poignée de main d'encouragement. Le chemin est un vrai bourbier. Il faut faire attention à chaque pas pour ne pas se faire piéger. En fait ce dernier parcours est un aller retour, donc on croise les autres concurrents et on peut voir les écarts. Ca monte un peu sur la fin de l'aller mais rien de bien méchant et en suite retour en desente. Sur la fin les gens m'encouragent et ça fait du bien. Merci.
Voilà j'ai bien fait de venir car le parcour est splendide. Je termine 53è en 1h54, je ferai mieux l'an prochain c'est certain.