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Prochains objectifs --> Bike and run Oberhausbergen 22/11/2009
infos sur : http://oberbikeandrun.free.fr/








Mon palmares IM : 7 particip.
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Embrun 2006+2007+2008+2009
Roth 2007+2008
Nice 2009
Mes perfs sur IM :
nage (Embrun 09) : 0h52'33"
nage (Roth 08) : 0h54'58"
vélo (Embrun 09) : 6h41'44"
vélo (Roth 07) : 5h09'36"
cap (Roth 08) : 3h43'13"
Autres que IM :
GR20 2008 en 11 jours
DDF 2008 en 33h53'47"
DDF 2009 en 31h54'46"
Prochains objectifs --> Bike and run Oberhausbergen 22/11/2009
infos sur : http://oberbikeandrun.free.fr/
174 équipes engagées... Mission plus que remplie pour l'ASPTT Strasbourg tri. Pour cette 1ère édition du Bike and Run d'Oberh, il n'y a eu que des éloges. Le parcours vallonné
était sélectif et stratégique. La météo sèche a été impeccable. La température de +12°C était bien sur programmée aussi par l'organisation pour que les athlètes puissent fonctionner au top
de leur rendement. Les locaux du centre sportif étaient bien adaptés. La dotation en lots était conséquente. Le ravito d'après course était bien fourni. La tarte flambée était copieuse et
goûteuse... uhmmm.
Bravo à tous mes collègues de club pour leur investissement; c'est une réussite.
Allé comme point à améliorer, on va qd même en trouver un : ce serait une petite sono à installer près du fort avec une bonne musique dynamisante pour le public et les coureurs. Mais qui dit sono
dit bruits perturbants pour les chronométreurs. A discuter.
Tous les résulats déjà dispo sur le site officiel :
http://oberbikeandrun.free.fr/Classement%20B&R%20Oberhausbergen%202009.xls
Perso je l'ai fait avec Audrey, on a terminé à la 80ème place en 1h06' loin de nos objectifs. Mais bon un couac nous a fait perdre beaucoup de temps, on s'est retrouvé tous les 2 à courir cote à
cote alors que le vélo attendait bien sagement en haut de la 2ème bosse caché sous les feuillages. Je suis donc retourné le chercher. Dommage car nous sommes bien revenu par après. Nous
aurions du faire une reco ensemble de tout le parcours. En tous cas ce n'était pas facile pour le cycliste de revenir sur le coureur pour assurer des relais réguliers, il fallait vraiment
des binômes bien équilibrés pour fonctionner au max, la zone de passage à 2 ajoutant encore un élément à la stratégie.
RAPPEL-RAPPEL-RAPPEL
----> Inscription avant le
18/11/2009.
Bulletin à télécharger sur le site ou inscription en ligne possible sur le sportif.com
J'ai testé le parcours Samedi dernier avec un vrai pote (Olivier)... pas mal du tout, le coeur va monter haut... excellent exercice de frationné ! Et s'il pleut ce ne sera que mieux encore. Il y
aura du bon monde, du haut niveau, mais aussi tous les autres passionnés de sports enchainés que vous êtes.
Salut à tous,
mon club, l'Asptt Strasbourg Triathlon, organise son 1er R&B le 22/11/2009.... chouette !!!!
Format sprint 16km en 3 tours et course avenir 1+2.
Parcours autour et sur la colline d'Oberhausbergen sur chemins, champs et forêts.
Départ de la course sprint à 10h00.
Lors de l’inscription, chaque équipe se verra remettre un sachet avec un bon pour une tarte flambée
et 2 boissons, 2 bidons de vélo et 2 lots surprise.
--> 2 personnes (hommes, femmes ou mixtes), 1 seul VTT pour les 2, chacun son casque sur la tête, et zoooo vous êtes prêts pour une belle aventure en équipe.
Tous les détails sur le site officiel:
http://oberbikeandrun.free.fr
Nous voilà de retour en métropole chez les Zoreilles. On a atterri à Paris dimanche matin à 7h30 dans la grisaille et sous la pluie. Heureusement 5 petites heures plus tard à Strasbourg il
faisait beau... donc petit tour en vélo pour ne pas prolonger plus longtemps mon inactivité.
Bon je vous livre mon petit résumé de cette 17ème édition de la DDF.
Mercredi retrait des dossards à 14h30 : en progrès par rapport à l'an dernier, l'organisation a mis en place un système de file par centaines de dossards. Ça défilait relativement vite en plus.
Ca coinçait beaucoup plus lors de la récupération des cadeaux sponsors. Tous les sponsors sont alignés et on récupère un petit cadeau chez chacun d'entre eux (dentifrice colgate, 1kg de riz
forban, 1 chocolat Mascarin, etc...). Heureusement nous étions sur place depuis 13h00 et étions donc les premiers servis en dossards puis en cadeaux. Il y avait quand même plus de 4000 personnes
sur le stade de foot de la redoute cet après midi là.
Le président de l'organistion de la DDF, Robert Chicaud, nous annonce que météo France prévoit de la pluie pour le départ au sud de l'île.
Le jeudi, on profite encore bien de la plage et de la ville pour faire des courses et du farniente comme si de rien n'était. Les préparatifs (sacs) se font en fin d'après midi en dernière minute
comme d'hab. On quitte l'hébergement à 20h00 pour nous rendre à St Philippe. A peine partis qu'il se met à pleuvoir. Et plus on se rapproche plus il pleut. Eh bé ça promet. La pluie complique
encore plus l'accès à la ville de départ (pas assez de parking pour tout le monde), les bouchons sont formés depuis qques km et on avance très lentement. Certains ont déjà quittés leur véhicule
depuis un bout de temps et préfèrent marcher le long de la route pour être à l'heure à l'enregistrement. Nous préférons rester au chaud et au sec jusqu'à être dans la ville. On rejoint le portail
d'entrée où des gars gèrent l'&accès par petit groupe pour ne pas saturer les points de contrôle des sacs. Je rentre avec Audrey, les sacs sont vérifiés, on monte les qques marches vers
le stade et on va s'abriter sous un grand chapiteau bienvenu (il n'y en avait pas l'an dernier). Il doit être 23h00 et il pleut comme vache qui pisse. Le chapiteau était déjà bien plein,
mais on arrive à se serrer au bord et à se protéger un peu. L'ambiance qui était très calme jusqu'ici commence enfin à monter : sur le podium un groupe locale se déchaîne, le speaker meuble le
temps qu'il reste. Vers 23h15 qques uns bougent vers la grille de sortie et c'est tout le monde qui suit. Tant pis pour la pluie il faut se placer. Dehors devant les grilles, une femme
crache du feu, perchée en haut de ses échasses. Le président Chicaud nous donne les dernières infos, météo et de civismes notamment (respect des sites, emmener ses déchets jusqu'au ravitos,...).
Les leaders sont appelés à se mettre devant la meute. Je suis à coté d'un ancien avec qui j'échange un peu... je lui demande son âge, il me répond 78 ans, il n'a pas loupé un départ depuis 1998
et a terminé l'épreuve 7 fois ! Nous sommes ébahis. Enfin le décompte des 10 dernières secondes arrive, je ne suis pas stressé, je sais ce qui m'attend.
Vendredi 0h00 : 5,4,3,2,1... c'est parti. Le départ se fait dans une bousculade incroyable. Les gens tiennent debout parce que serrés les uns aux autres. Ça pousse fort. La rue est étroite sur
environ 2 à 300 mètres, puis on rejoint la route principale et on a plus de place pour s'exprimer. Ça court vite dés le départ... style 10km route. Perso je pars vite mais pas à bloc. Il pleut
toujours dru, et la route est recouverte d'un tapis d'eau. Les basquettes sont trempées depuis longtemps alors on n'a pas éviter les flaques d'eau ou ruisseaux qui traversent la route. On court à
vive allure sur cette rare portion de goudron sur environ 3 km avant de bifurquer à gauche vers la montée du volcan. Et là pas de bol, on a peine quitté la route pour un chemin d'exploitation que
déjà je me tords la cheville dans une grosse flaque d'eau. Aie ça commence mal, je sautille un peu, râle beaucoup en moi-même, et pense déjà à la galère que je vais devoir vivre les 147km
restants. Je serre les dents et essaye de garder le rythme. On emprunte ce chemin pendant une dizaine de km, ça monte en lacets; Le chemin est rempli d'eau, on pose les pieds au petit bonheur la
chance, et je me tords la cheville encore qques fois avant d'apercevoir enfin le point de contrôle qui marque une nouvelle phase... la montée vers foc-foc.
bon puisque Yann insiste je continue un peu..
Malgré la pluie, il faut penser à boire régulièrement; tirer sur la poche à eau n'est pas évident... ça demande un peu d'énergie et de l'air en moins qui rentre, ce qui provoque une hypoxie et un
moment de récupération de son souffle. J'ai 2 litres d'eau sur mon dos.
Il pleut toujours, je m'attendais à trouver un torrent dans cette montée vers Foc-foc, mais finalement ça va. C'est humide, mais l'eau ne ruisselle pas tant que ça... tant mieux car ici
c'est un vrai goulet, un tube, un tunnel. Tunnel car sans s'en apercevoir il y a un couvert végétal, la tête penchée en avant, les yeux concentrés sur les futurs appuis, on s'en rend
compte qques fois tout de même lorsque la tête heurte une branche, heureusement la casquette protège des éraflures sur le cuir chevelu. Goulet parce que très étroit, ici il
faut avoir fait sa place avant de monter, au risque de se faire bouchonner. Sachant qu'il y a 5km de montée pour prendre 1400m en D+, si devant ça rame il faut prendre son mal en patience. Perso
je suis à ma place et la progression se fait presque sans gêne, je dépasse poliment qques uns qui veulent bien se pousser. Globalement les traileurs ont un bon esprit et savent céder leur place
lorsque celui derrière se fait trop pressant. On admire enfin un ciel étoilé, bien dégagé dans la nuit encore toute noire... on arrive au débouché du tunnel. Il ne pleut plus. Suivre le
balisage type GR (peinture rouge et blanche) n'est pas évident de nuit, et il faut parfois chercher son chemin lorsque les gars devant sont trop éloignés. Par moment, en regardant derrière on
peut admirer le lacet des Pezzls, c'est un beau spectacle. Silencieux, il progresse en sinusoïde, dessinant le parcours dans l'obscurité. Les jambes vont bien, dés que le terrain est moins
pentu je cours. Des scories (gravier volcanique) tapissent le sol et la progression n'est pas facile, les pieds glissent. Par moments on saute sur des blocs de lave
pétrifiée. J'ai du sable qui rentre dans les chaussures, je m'arrête pour l'enlever et éviter des frottements (qui deviennent ensuite des ampoules); je retends mes lacets et crack le lacet
gauche cède... il a du morfler avec la pluie, je fais une réparation de fortune et go. Là haut ça caille bien, je suis parti en T-shirt sous la pluie et suis toujours habillé aussi léger à Alt.
2350m.
bon puisque Michel insiste je continue un peu.. (ben oui depuis que je suis rentré, j'ai plein de choses à faire)
Dans mon sac j'ai bien le vêtement chaud obligatoire mais je me dis qu'il vaut mieux le garder sec pour un arrêt plus tard. Le terrain est ensuite plus ou moins plat jusqu'au point de contrôle du
volcan, j'en suis à 4h32 de course pour 31km effectués. La moyenne n'est pas terrible vu comme ça, mais bon on a qd même bien grimpé et je suis en avance par rapport à 2008. Ici on peut bien
se restaurer en solide (sandwich, barres de céréales, fruits, ...) et faire le plein en liquide (dynamalt (boisson énergétique locale), coca, eau). J'ai encore de l'eau de ma poche donc je repars
assez rapidement. Les bénévoles sont super sympas, aux petits soins. Je me remets en route doucement en direction du rempart de basalte, c'est à peu près plat sur 5km. On monte ensuite le
rempart, D+140m sur 1 petit km, jusqu'à l'oratoire Sainte Thérèse. Dans cette portion j'assiste au lever du jour... c'est beau de voir ça de là-haut, avec le volcan en arrière plan. Après
l'oratoire on bascule pour une descente sur un terrain pas évident avec des blocs de basalte qu'il faut bien négocier. Et comme je suis poissard j'ai droit à 1 ou 2 foulures... j'en ai
marre. J'appréhende chaque pas, je retiens ma foulée. Ce qui est marrant dans cette galère, c'est que je retrouve les images de l'an dernier, je n'ai fait le tracé qu'une fois et je le
reconnais, je sais ce qui m'attend. On passe ensuite du domaine minérale aux pâturages de la plaine des cafres. On emprunte alors une trace qui longe les parcs à vaches
entourés de barbelés. Étonnant de voir ces animaux ici. Puis je retrouve avec bonheur mes arums... superbes fleurs blanches en forme de cornet blanc. Regroupées en paquet, c'est pure, c'est
magnifique.
C'est là sur ce sentier que l'an dernier je m'étais
défait la cheville. Et bien je me la déferai encore une fois cette année, pas au même endroit mais pas loin. Les chemins sont qques fois coupés par des barbelés que nous passons par des échelles
à parc. Nous arrivons ensuite sur une route en béton que nous suivons en direction d'un nouveau ravito "tout confort", celui de Mare à boue. On vient de perdre 800m en altitude par rapport à
l'oratoire Ste Thérèse. On sent qu'on est plus tellement en arrivant ici. Les 50 premiers km laissent des traces. Cuisses de poulet, gros sandwichs, soupe chaude, fromage, nouilles... les
militaires qui tiennent le camp nous gâtent. Là je fais faire le plein de ma poche à eau. Je prend le temps de me poser qques minutes pour enlever mes chaussures et chaussettes, laisser respirer
les pieds et nettoyer un peu tout ça, car je sais que la prochaine étape sera longue et dure jusqu'au gîte du piton des neiges. Aller ça repart... à travers plaine pendant encore un petit moment
et puis on change de terrain. Maintenant ce sont des branchages qui jonchent le sol et sur lesquels il faut s'appuyer. Ces branches ont été disposées pour rendre le terrain praticable,
car le sol est souvent détrempé (mare à boue). Après c'est une succession d'échelles de 2-3m qu'il faut descendre, face devant pour les plus aguerris. Et puis vient une nouvelle ascension
vers le piton des neiges, ça monte sec pour prendre 850m en D+ et terminer à Alt. 2484m. En D+ cumulé on en est déjà à 4200m. Nous voilà au ravito dit "caverne dufour", là c'est un peu moins
fourni et varié mais une petite soupe aux vermicelles fera le plus grand bien. Comme je me suis encore plié ma cheville dans cette dernière étape et que la rochaine est une descente vertigineuse,
et qu'il y a une tente de secouriste, je me décide à faire faire un strapping. Il n'y a pas foule et le médecin me prend rapidement en charge. Je lui explique la situation, il me répond qu'il
faudrait stopper la course. "Quoi !!!! vous plaisantez ? Hors de question". Je lui dit que s'il ne sait pas faire, je continue et ferai faire le strap à Cilaos où je sais qu'il y aura un stand de
kiné (déjà testé en 2008). "Bon, vous êtes tous pareils... irraisonnables" me répond t-il, "on va vous le faire". D'abord il a fallu nettoyer le pied recouvert par une bonne couche de boue (éh
oui avec la flotte qu'on a pris ce matin + le sable de la plaine). Puis qques bandes d'élasto et me voilà renforcé pour affronter les 90 derniers km. Avant de partir je lui demande s'il y a
eu beaucoup de casse... "pas mal" me répond t-il, dont un arrêt cardiaque chez un jeune de 32 ans au niveau du volcan. Debout à coté moi se tient un homme avec le visage ensanglanté. Je lui
demande ce qu'il lui est arrivé, il me répond qu'il est tombé contre un rocher, et qu'il a cogné avec la tête. Il a des troubles de la vision et le médecin ne veut pas le laisser repartir,
il doit faire un scanner. Ok je remercie le staff médical et je m'en vais attaquer la descente vers Cilaos. Tout de suite je me sens mieux avec le strapping, les appuis sont plus surs, je
descend bien régulièrement en courant et en dépasse même qques uns. On est en forêt. Ce ne sont que des marches (une planche retenue par 2 piquets de fer ou de bois), plus ou moins hautes, plus
ou moins longues, toutes différentes, il faut être très vigilant, ne pas se laisser emporter par la vitesse, bien regarder où on va poser ses pieds, ne pas détourner son attention. Lorsque je
croisais des passants je disais toujours bonjour mais je ne les regardais pas. On dévale d'abord 1100m en D- sur à peine 4,6km, donc plus de 20% de pente, ça fait mal aux pattes. Les
chocs dans les genoux sont énormes surtout pour un poids lourd comme moi. Ah si je pesais 15kg de moins je volerai, léger comme les locaux. On sort de la forêt, il y a du monde pour nous
accueillir, on rejoint une route en enrobé, toujours en descente mais beaucoup moins pentue, il reste 3km pour rejoindre LE ravito de Cilaos. Un ami, Jean-Noël, m'attend à l'entrée de la ville,
il est en tongs, on coure les 2 derniers km ensemble à une bonne allure (du style 4'30" au km) et on fait un point sur nos potes (et sur Audrey bien sur). Jean-No me donne de bonnes
nouvelles de tout le monde et à priori Audrey à passé le volcan avec une bonne avance sur la barrière horaire et depuis un bon moment... donc c'est bien rassurant. Enfin voilà
le portail du stade. Il est 11h13, je suis en avance d'une heure sur 2008. Je passe le pointage, je récupère mon sac perso sur le terrain de foot (tout est comme l'année dernière donc je
connais), et je vais chez l'ostéo pour un bilan rapide sur échauffement sous le pied gauche (début d'ampoule due à la macération) et sur la cheville droite. Je change de maillot, refait le plein
de flotte. Mes amis sont là et m'encouragent, ça fait chaud au coeur et ça motive pour la suite. Je passe dans la salle des fêtes pour me restaurer : plat de pâtes, soupe vermicelles, actimel,
coca, eau... tout ça avalé vite fait, puis je passe aux toilettes me laver les mains et me passer de l'eau sur le visage pour me rafraîchir. La météo est bonne ici, température agréable, soleil.
Je passe le pointage de sortie et repars en courant. Tout va bien. Ça descend vers les anciens thermes Alt. 920m. J'en dépasse qques uns. Puis commence la longue et éprouvante montée vers le col
du Taibit. Là encore j'en double qques uns dont la 1ère féminine à ce stade de la course (Christine Bénard, qui m'avait dépassée pendant qu'on me faisait le strap). On a droit à la pause
tisane en pleine forêt, la fameuse tisane "ascenseur" qui vous aide à monter, au choix froide ou chaude, excellente... d'ailleurs tout le monde s'arrête. On continue
l'ascension et la pluie fait son retour, un nuage est accroché au col. Je me souviens de la galère que j'avais vécu l'an dernier dans cette montée, j'étais en panne totale. Là ça va, je suis
bien. Arrive enfin le point haut, on vient de prendre 1300m en D+ depuis Cilaos. Et zoo ça redescend immédiatement de 500m en D- sur à peine 2km, donc encore une très forte pente qui fait plaisir
aux genoux, pour arriver au ravito de Marla. Il est 14h22 alors qu'en 2008 j'arrivais à la tombée de la nuit. Super je vais pouvoir profiter du jour pour découvrir le cirque de Mafate. Je prends
le temps de bien manger (chocolat, morceaux de bananes, petits sandwichs au pâté), et go. Toujours à bonne allure je suis vraiment content de mon état. J'en reprends encore 2 avant de
traverser une passerelle suspendue. Terrain relativement plat et roulant jusqu'au prochain pointage de "Trois Roches". Ensuite le terrain remonte un peu, et autant il y qques temps ça aller bien
autant maintenant je commence à sentir la fatigue s'installer, les douleurs musculaires apparaissent et mes pieds me font mal (à gauche l'échauffement sous le pied commence à être gênant et
à droite ce n'est pas la cheville qui m'embête mais une grosse douleur au niveau de l'articulation du petit doigt de pied, pourtant je n'ai rien cogné), je m'arrête pour enlever mes chaussures et
mettre un peu d'élasto pour essayer de limiter le contact entre peau et chaussures. Au ravito suivant "Roche Plate", je refais le plein d'eau, et décide d'aller voir les toubibs pour soigner
correctement ce début d'ampoule. Je passe mon compeed au doc qui me fait ça bien, en triple épaisseur. Il est 17h00, j'ai perdu un peu de temps et qques places mais au moins je peux courir, enfin
avec de moins en moins d'énergie, Christine m'a repasser pendant l'arrêt toubib, elle est juste devant mais je n'arrive plus à suivre. Il reste environ 1h45 avant la nuit noire. Il n'y a que
8km jusqu'au prochain ravito mais ce n'est pas de tout repos, on descend très bas jusqu'à la rivière des galets qu'il faut traverser (il y a une tente de la croix rouge, mais pas de ravito) et
puis ça remonte (la nuit jette alors doucement son voile noire, les pezzls s'allument), dans cette montée je dois me poser un peu car trop fatigué et j'ai mal au pied droit, et puis ça
redescend en lacets serrés dans la pierraille et dans les marches. 2h50 c'est le temps que j'aurai mis pour faire ces 8 petits km ??!! Purée ce n'est plus la forme... je subis. On arrive au
pointage de "Grand Place les bas", 103km de parcouru, il est 19h33.
Après la petite collation je reprends la route. Bon le descriptif du panorama n'est plus possible à présent, on suit la trace. Un panneau annonce "Aurère" dans 8km, soit environ 2 heures. Je
suis de plus en plus fatigué. Je vais réussir à rejoindre Aurère en alternant marche et course. Après Aurère, le profil est descendant mais attention aux pièges, c'est de la caillasse partout,
des blocs de pierre qui roulent sous le pieds, des marches à bien négocier pour ne pas glisser, des tronçons protégés par des câbles ou des barrières en bois car derrière c'est une falaise, la
fatigue se fait encore plus sentir et je dois m'arrêté de temps en temps, me poser sur un rocher à peu près plat et baisser la tête pour laisser partir qques secondes... ça fait du bien, je
voudrais en profiter plus longtemps, mais non il faut se reprndre. Ce qui m'impressionne c'est l'écart qu'il y a entre les concurrents, parfois personne n'arrive avant 5 minutes !
Le poste de "Deux Bras" est un gros poste et je désespère de ne pas le voir arriver. Punaise j'ai une vue dégagée, je vois qques lucioles qui se baladent mais pas de bruit ni de lumière à
l'horizon. Ca fait déjà un moment que j'ai quitté Aurère et je traine de plus en plus. J'arrive enfin au niveau de la rivière, je cours sur une zone sablonneuse, j'aimerai me poser sur le sable
mais avec ma frontale je peux de temps en temps voir des arraignées qui profitent de la chaleur accumulée durant la journée. Je préfère alors me poser sur des rochers et piquer du nez qques
secondes, la fréquence de mes arrêts se fait plus rapide. On traverse la rivière 2 ou 3 fois, je ne sais plus exactement, et enfin le camp militaire de "deux bras" est là. J'arrive au point
d'entrée, des militaires sont là pour m'accueillir, je m'assois un peu sur une chaise, l'un d'eux va récupérer mon sac de ravito perso. Je leur demande où je peux dormir. Une bidasse m'accompagne
gentillement jusqu'au ravito. Je m'affale à nouveau sur une chaise. On me fait le plein en eau, je bois 1 ou 2 café, mange ne barre de céréales. Je suis hyper fatigué, j'ai super mal aux
pieds, je me pose la question d'arrêter carrément la course. Je pose la question aux personnes autour de moi. On me dit de rester dormir un peu et de passer chez les kinés.

bientôt la suite...
Salut les enfants. Maman & Papa vous AIMENT TRES FORT. On vous envoie de gros bisous. Plus que qques jours avant le retour et on vous raconte tout ça.
01/02 : Interclubs natation
22/02 : B&Run
Wantzenau
15/03 : semi de la Wantzenau
22/03 : Dua Still
05/04
: Dua Guebwiller
19/04 : Dua Rixheim
01/05 : Dua de
Bernardswiller
03/05 : Dua de Offenbach
10/05 : 10km de Strasbourg
17/05 : Tri Bischwiller
24/05 : Tri Obernai
07/06 : Tri Niederbronn
28/06 : Tri Mulhouse
28/06 : Tri
Nice
05/07 : Tri Wantzenau
19/07 : Tri Offenbourg
02/08 : Tri Heidelberg
15/08 : Tri Embrun
06/09 : Tri Gerardmer
13/09 : Dua Wintzfelden
22/10 : B&Run Strasbourg
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